Anne Volvey

Coach
Coaching professionnel en milieu académique (doctorant·e, post-doctorant·e, chercheur·e)

06 32 06 03 53 / va.consultante@free.fr

 

Relation d'aide dans l'épreuve de recherche

Soutien à la créativité intellectuelle en milieu académique

  VA...  est un dispositif de coaching que j'ai conçu pour répondre à la multiplication des signes de souffrance au travail, de doute et d'épuisement de la créativité intellectuelle des chercheur·e·s et apprenti·e·s chercheur·e·s, dans cette période très  délicate pour le monde académique où les épreuves habituellement associées aux actes de recherche se trouvent augmentées des traits de la violence attachée à la néolibéralisation des conditions de travail, à la raréfaction et à la précarisation des emplois, à l'orientation forcée de l'activité scientifique vers les finalités exclusivement technicistes, opérationnelles et de médiation de l'économie de la connaissance.

Bien que le travail en face à face y soit privilégié, des séances par téléphone, skype, facetime peuvent être organisées, au cas par cas.

Vous pouvez me contacter au 06.32.06.03.53 \ va.consultante@free.fr

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   • Un safe space hors-les-murs de l’institution académique…

Va… est un lieu et un temps dédiés à l’identification précautionneuse, la considération bienveillante et la prise en charge attentionnée de vos malaises, angoisses, souffrances de chercheur·e. Cela, quels que soient les moments, les formes et les conditions de leur manifestation et les enjeux que celle-ci révèle. Un lieu et un temps pour que vous puissiez déposer les ressentis associés à ces épreuves et les reconnaître non seulement comme légitimes, mais comme des révélateurs d’un monde de sens, de valeurs, de croyances qu’ils exemplifient pour vous et que vous mettez au travail dans la recherche que vous faites.

Vos thématiques de recherche, les méthodologies qui sont les vôtres, votre insertion dans des collectifs scientifiques et institutionnels, vos participations à leurs divers actions et rituels, etc., n’y seront pas évaluées du point de vue de leur performance – c’est-à-dire du point de vue de leur manière de remplir les attentes et normes académiques et dans la perspective de faciliter des apports dans un domaine ou un champ de recherche en particulier. Elles seront appréhendées et traitées comme des situations d’épreuve vécues par le/la sujet-cherchant que vous êtes, dans la perspective de vous aider à les reconsidérer et, ce faisant, à transformer votre rapport à la recherche en général et à la place de celle-ci dans votre vie, ainsi que votre place dans l’institution académique.

 

   • …Pour l’accompagnement de l’épreuve de recherche du/de la chercheur·e

L’épreuve de recherche est une situation que le/la chercheur·e débutant·e ou expérimenté·e peut vivre à différentes étapes de son parcours professionnel : pendant la thèse, après celle-ci au moment des recrutements ou au début de sa carrière, mais aussi en période de redéploiement et plus tard encore... Elle est ressentie de manière particulièrement saillante dans des expériences induites par les actes et les contextes d’effectuation de la recherche, notamment :

  · les pratiques de production, d’appropriation et de communication du savoir ;

  · l’insertion dans des collectifs scientifiques et le rapport aux institutions d’exercice ;

  · l’articulation des différentes missions académiques ;

  · les pratiques d’évaluation de la recherche et de recrutement ;

  · la recherche d’emploi, la multiplication des CDD de recherche ;

  ainsi que le jeu dysharmonique de leurs temporalité et rythme respectifs.

Souvent repérable dans le surgissement d’une insatisfaction associée aux actes par lesquels le/la chercheur·e mène son projet intellectuel, ou bien dans le sentiment d’un décalage entre ses actes et les commandes et évaluations des institutions académiques ou des collectifs de recherche dans lesquels il/elle s’inscrit, ou encore, à la croisée des deux, dans l’expérience d'une inadéquation entre les idéaux ou les principes qui gouvernent l’idée qu’il/elle se fait de son métier, et les normes et attentes qui règlent les politiques conduites par les institutions ou les collectifs de recherche.

 

   • Dans le contexte d’une double économie de la connaissance

Ce malaise, cette souffrance parfois, qui met le/la chercheur·e en vulnérabilité, a trouvé à s’accroître dans le contexte contemporain de la néolibéralisation de la science et des institutions de recherche, devenues désormais des organisations engagées avec d’autres dans une économie de la connaissance. Cette mise en entreprise de la recherche académique vers des finalités technicistes, opérationnelles ou de médiation, et sur des bases productivistes, peut lui donner le sentiment d’être sans cesse en défaut d’accomplir pleinement ce pourquoi il/elle a été formé·e ou recruté·e ou l’idéalité à laquelle il/elle rapporte son activité scientifique. Au-delà de l’épuiser physiquement et psychiquement, elle épuise sa créativité intellectuelle.

Dans les SHS notamment, ce contexte peut être d’autant plus traumatisant pour le/la chercheur.e, qu’il s’installe au moment où se sont développés les standards de la recherche postmoderne et constructiviste, qui lui font obligation de réflexivité. La mise en évidence du caractère situé du savoir, qui attache désormais la validation de celui-ci à des procédures d’objectivation d’une positionalité, contribue ainsi à exposer le/la chercheur.e dans son identité subjective dans un champ académique devenu hautement concurrentiel. Tandis que cette épistémologie l’invite à faire travailler, à investiguer et à réfléchir les parts les plus subjectives de sa pratique, à appréhender et à élaborer, en conséquence, la dimension sensible de son savoir, c’est l’idéologie post-vérité qu’elle a levée dans son sillage, qu’il/elle voit désormais opposer à sa participation à la production scientifique.

 

   • Une relation d’aide dans l’épreuve de recherche et de soutien de la créativité intellectuelle

Ainsi, l’épreuve de recherche, fait-elle surgir des questionnements qui, s’ils sont légitimes, ne sont pas pour autant faciles à résoudre aujourd’hui à travers une pratique véritablement scientifique – c’est-à-dire articulée à un engagement personnel, à la fois méthodologique, théorique et épistémologique, dans un projet de connaissance scientifique contextualisé, conduit avec d’autres et re-saisi réflexivement. Pas plus qu’ils peuvent être complètement soutenus par diverses formes de mentoring qui, non seulement restent cantonnées au contexte académique, voire disciplinaire, et s’alignent sur son horizon, mais mobilisent des ressources institutionnelles et développent leurs outils sur la base-même des pratiques académiques.

Dans ce contexte, pourquoi et comment continuer à habiter la pensée et à maintenir sa créativité intellectuelle ? Quels horizons de sens donner pour soi-même, pour le collectif social, au contenu de sa recherche, aux modalités de sa pratique, de sa valorisation ? Comment et jusqu’où prendre en charge et élaborer les enjeux subjectifs identitaires – sociaux et narcissiques – associés à l’engagement dans la recherche ? Comment et jusqu’où prendre en charge les enjeux politiques d'institutions de recherche faites actrices de la néolibéralisation ?

Va… est un cadre pour des séances de travail individuelles centrées sur ces situations d’épreuve. Dispositif de facilitation et de soutien d’un processus de mise en réflexion et d’élaboration créative de ces situations, il est conçu pour co-penser, dans une intersubjectivité, les conditions de possibilité personnelles d'une résistance, d’une émancipation de vos actes de recherche ou d’un pas de côté. Il s’agit in fine de retrouver en son sein le(s) sens attaché(s) pour vous à cette créativité en actes et en contextes.

 

   • Qui suis-je ?

Je suis géographe, professeure à l’université d’Artois où je dirige l’EA2468, spécialiste d’art et d’épistémologie disciplinaire. En tant que chercheure en SHS, je me suis notamment intéressée à la dimension esthétique de la production scientifique et, plus particulièrement, à la manière dont, à travers celle-ci, les pratiques méthodologiques facilitent le frayage des problématiques subjectives identitaires dans les objets scientifiques. J’ai été plasticienne, auteure de bas-reliefs textiles assimilables à des cartographies anthropomorphes dans lesquelles image de la terre et image du corps s’informent réciproquement pour venir soutenir le rapport au monde, à soi et aux autres situés.

J’engage dans ce dispositif d’aide et de facilitation, mon expérience de chercheure, et, au sein de celle-ci, ma longue fréquentation des textes de la psychanalyse du care, mais aussi mon propre parcours en réflexivité et en psychanalyse. J’y mets ma créativité et ma pratique de plasticienne.

Vous proposer ce lieu, ce temps, pour travailler avec vous vos épreuves, a aussi du sens pour moi. Il s’agit d’y trouver/créer les conditions de possibilité d’un pas de côté professionnel pour poser un acte de résistance aux processus collectifs et individuels évoqués ci-dessus. Il s’agit de venir y soutenir le développement ou la transformation de ce en quoi je crois et qui m’anime au fond : la créativité scientifique.

 

   Anne Volvey  au cabinet Soins et ressources, 8 rue E. Roger, Paris 15ème

   06 32 06 03 53 – va.consultante@free.fr

 

 

 

 

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